Débutons, débutons, débutons par un truc...

Débutons, débutons, débutons par un truc...
Gens. Gens, il y a des gens ?
Oui ? Bon. Tout va bien.

Caroline. C'est moi, c'est mon nom.
Je débute dans le yaoi, première chose à dire.

Donc, si tout n'est pas parfait, pardonnez-moi.
Si c'est pas toujours très cohérent, pardonnez-moi.
& si vous n'aimez pas, ne venez plus. ( simple, non ? )

Règles habituelles :

- Anti-Th, au revoir.
- Homophobes, au revoir.
- Anti-Twincest, au revoir.
- Maman ( O.O ), bye bye...
- Gens qui n'aime pas le yaoi ( ça existe ? ), qu'est-ce que vous faites encore ici ?
- Coincé(e)s du cul, Adieu, Jésus, Marie, Joseph, Le Boeuf, L'âne & les trois rois mages.
- Petites groupies qui croient que Tom&Bill leurs appartiennent ( Sales putes ¬¬" ), ciao ciao.

& tout les gens qui ne sont pas d'eux, Wilkommen.



Merci à Rocksane, qui m'est très utile. ¬¬"

# Posté le mardi 08 avril 2008 19:20

Modifié le mercredi 07 janvier 2009 16:55

Prologuee

 Prologuee
Il est si petit, si fragile, si faible. Ce petit garçon, on l'a brisé lorsqu'il n'avait que sept malheureuses années. Certains disent qu'il l'a mérité, alors qu'il n'a jamais fait de mal à personne. D'autres restent indifférents à son sort, ils se disent qu'il n'a seulement pas de chance. Mais il reste des gens qui ont un c½ur, des gens pour qui il leur fait pitié. Au fond de nous, on voudrait tous le prendre dans nos bras pour le réconforter, le porter loin de cette souffrance, de cette horrible famille. Neuf ans. Maintenant neuf ans que ça dure, qu'il se fait battre, torturer mentalement, martyriser. Il a frôlé l'agression sexuelle, mais les monstres qui lui servent de parents ne sont jamais allés jusqu'au bout. Peut-être parce qu'ils sont trop lâches, ou bien ils auraient un minimum de compassion. Mais ça, on en doute fort. Il n'a qu'une source de bonheur. Quand il fait glisser cette lame sur sa peau, qu'il voit son sang couler sur ses pauvres membres meurtris, il en pleurerait presque de joie. C'est son moment à lui, son moment de liberté à lui seul. Il se sent voler, il change de monde. Il quitte ce monde froid et sans vie pour retrouver le sien, qui est doux, chaud et chaleureux. Il vogue, il plane. Surtout, il est heureux. Cet air triste quitte son visage seulement dans ces moments délivrances. Ce monde il en rêve, toujours, constamment. Si seulement il pouvait échanger sa vie avec celle de quelqu'un d'autre... Quelqu'un d'autre comme...

Lui. Ce garçon, il a l'air si heureux. Des parents aimants, des amis proches de lui. Peut-être un peu trop étouffé par l'amour qu'on lui porte, il préfère parfois s'isoler et rester seul avec lui-même. Mais il respire quand même la joie de vivre et il jouit des bonheurs de la vie. Les filles sont à ses pieds, même si les rumeurs courent au sujet de sa sexualité, juste à cause d'une histoire de look. Ses longs cheveux bruns lui retombent sur le dos, quelques petites mèches blanches y mettent un peu de vivacité. Lui qui a l'air si parfait, il ne manque de rien. De bons parents comme les siens, n'ont jamais ne serait-ce que frôler l'idée de lui faire du mal ... Il a tout pour lui mais ne s'en rend peut-être pas compte. Il a une belle vie c'est vrai, mais parfois il rêve de mieux ...


•••

Alors, vous aimez ?
Avouez que ça vous donne l'eau à la bouche !!
Je vais mettre le premier chapitre très bientôt !
Qui veut être prévenue pour la suiite ?

# Posté le mardi 08 avril 2008 20:20

Modifié le lundi 28 avril 2008 19:51

Chapitre o1

 Chapitre  o1
La porte de sa chambre claque, pour la énième fois de la journée. Il replit ses genoux contre son torse et passe ses bras autour de ses jambes, laissant mollement tomber sa tête dans le creux formé. C'est toujours la même chose, même s'il n'a rien fait, il est puni ou il mérite un coup. C'est comme un jeu pour ses parents, de lui pourrir la vie. Il a été sage pourtant. Dès qu'il est rentré de l'école, il est allé s'enfermer dans sa chambre comme à son habitude. Mais, apparament, eux, ils n'étaient pas du même avis. Pourquoi lui font-ils endurer ce calvaire ? Personne ne le sait .. Il a grandit dans la violence. Il a fini par s'isoler des autres. Eux ils voudraient bien aller le voir, lui parler, mais il les repousse. Pourquoi ? Personne ne le sait non plus. Il n'a pas eu d'enfance, tout était pareil dans ce temps que maintenant. Peut-être qu'un jour il laissera quelqu'un l'aider ...

Il se leve enfin et se rend à la salle de bain. Il ouvre la petite armoire pour en sortir une lame de rasoir, son seul soulagement. Il la contemple puis un petit sourire apparait discrètement sur ses lèvres. Il verrouille la porte pour commencer son art. Il la met sur son bras puis la fait glisser sur sa peau. Cela lui fait oublier tout ses autres problèmes. Pour lui, c'est comme un ami qui le console .. son meilleur ami. Il se met à dessiner des arabesques inexistantes sur sa peau, trançant des formes illogiques. À la vue de son sang, un faible sourire se dessine sur son visage. Il continue, il change de bras. Il passe sur ses anciennes cicatrices, sans jamais trop appuyer. Ça lui fait un bien fou ! Commençant doucement à divaguer, il se dit qu'il peut arrêter, que c'est terminé, pour l'instant.

- VIENS MANGER !, hurle sa mère, du haut des escaliers.

Il s'exécute pour ne pas encore se faire frapper. C'est toujours la même chose, lui, il n'a quasiment rien dans son assiette pendant que ses parents, eux, se gavent.

- T'a encore eu des mauvaises notes ?, demande son père.
- Pas si mauvaises, répond-t-il docilement.
- Combien ?
- 70 % , annonce le petit ange blond, craignant la suite.
- T'es con ou quoi ?, l'insulte sa mère. Nous on t'a dit qu'il te fallais des 90 %, en bas de ça, c'est nul ...
- Mais ...
- Il n'y a pas de mais, continue-t-elle, le coupant dans sa réplique. Tu ne feras rien de bien dans ta vie, t'es qu'un lâche, un perdant.

Encore une fois, il baisse la tête, laissant ses parents le rabaisser. Avec le temps, ça ne lui fait plus rien. Mais il en a marre de tout ça. Il a maintenant 16 ans, il peut se sortir d'ici mais, il ne veut pas d'aide .. Et il a trop peur de ses parents pour se rebeller, tanter quoi que ce soit.

...


Ses pieds frottent longuement sur l'herbe fraîche, y laissant des traces. La tête baissée, les mains dans les poches, il avance lentement, dans une direction inconnue. Il doit être aux environs 22h00, quelque chose comme ça. Il a attendu que ses parents s'enferment dans leur chambre pour leur nuit, avant de sortir discrètement de la maison pour aller prendre sa petite marche du soir. Le vent pousse ses petites dreads locks dans le creux de son cou, lui provoquant milles frissons. Ses semelles claquent maintenant sur le goudron de la petite ruelle déserte, à cette heure-ci. Quelques petits bruits non identifiés le raisonnent à accélérer le pas. Les lumières de quelques bâtiments ne sont pas éteintes, dans d'autres, se sont les disputes qui éclatent. Tom sursaute, quand une porte d'extérieur se referme brusquement. Sans plus réfléchir, il se met à courir. Il s'arrête quelques secondes plus tard, en manque de souffle. En relevant la tête, il s'aperçoit qu'il s'est involontairement rendu au terrain de jeux. Quelques jeunes de son âge y traînent encore, faisant quelques paniers, sous la forte lumière du lampadaire. Tom se met à l'écart, sur un banc, pour les regarder jouer. Il sourit mélancoliquement, les voyant s'amuser, sourire, rire et blaguer entre amis. Certes, quelques relations de ce genre ne le déplairaient pas, mais il se dit seulement qu'il n'en a pas besoin. Il est bien, seul, après tout, non ?

- Hey, Tom ! l'appelle un des garçons.

Le dit Tom relève la tête vers son interlocuteur, l'air interrogatif. Le garçon, grand, blond aux yeux bleus, s'approche de lui, ballon en main. Il lui sourit, lui montrant qu'il ne lui veut aucun mal. D'un coup de tête, il demande au dreadé s'il peut prendre place à ses côtés et ayant reçu comme réponse un "oui", à peine audible, il pose doucement le bout de ses fesses sur le banc, près de Tom.

- Tu ne voudrais pas jouer avec nous, un peu ? lui demande-t-il en lui désignant le ballon d'un coup de tête.
- Non... Pas envie...
- T'es sûr ? Si c'est parce que t'es nul au basket, c'est pas grave, hein... Je suis pas trop bon, moi non plus, lui confie le blond, lui faisant un clin d'oeil.
- Non, persiste Tom, accompagnant sa réponse d'un signe négatif de la tête.
- Bon, c'est comme tu veux, abandonne l'autre. Mais si tu change d'avis, viens nous rejoindre, termine-t-il, commençant à s'éloignant en trottinnant légèrement sur le bout de pieds, driblant avec son ballon.

Tom le regarde partir, puis il baisse finalement la tête. Il reste encore quelques minutes, puis décide de rentrer. Tous ceux qui le voient tout les jours, qui le saluent, ne se doutent-ils pas de ce qu'il vit vraiment ? De sa réelle souffrance, de ses macabres sentiments ? Nous savons à peu près tous ce qu'il subit, mais nous l'ignorons. Aurons-nous un jour assez de coeur, de courage, pour enfin l'aider à s'en sortir, de le tirer de cet enfer pour que ses ailes d'ange puissent enfin pousser ?

•••

Je remercie grandement Rocksane pour son incroyable aide & sans qui, j'aurais l'air d'une conne !

Deuxième chapitre bientot en lignee, jai eu quelques problemes donc ca pris plus de temps !!

# Posté le mardi 08 avril 2008 20:58

Modifié le vendredi 16 mai 2008 22:56